Les 1er et 2 septembre 2007 : La Vendée verte

Nous étions 4 à nous mesurer aux chemins de Vendée, Michel Hamel, Jean-Michel Potiquet, Cyrille Schwander et moi-même. Parmi plus de 2000 participants !
Il faut savoir que c’est une manifestation organisée dans le cadre de la FFC, que c’est avant tout une compétition, qui, pour les hommes, compte pour le classement national du marathon VTT. Plus de 600 « coureurs » étaient inscrits. Il y avait une compétition dame, mais, si je m’y étais inscrit en masquant mon sexe, je serais arrivé treizième, ce qui est une bonne place en absolu, mais dernier loin derrière, car il n’y avait que 12 inscrites.
Un quart d’heure après les compétiteurs, les randonneurs partaient tous ensemble. Ils avaient le choix entre une randonnée de 100 km (comme les compétiteurs) ou de seulement ( ?) 70 km.
Notre club a décidé de faire les 70 km. Ce fut un bon choix, car Jean-Michel, qui peinait, a su plus tard qu’il souffrait d’une gastro-entérite, et Cyrille victime d’un fort malaise à moins de 20 km de l’arrivée, a été évacué par les secours, très heureux, car ils avaient enfin une personne en difficulté dont ils pouvaient s’occuper.
Départ de la course hommes.

 Michel et moi avons terminé la ballade, lui à vélo et moi à pied, car elle s’achevait sur la superbe place du château de Vouvant, qu’on atteignait par une petite rue au pourcentage dément. Le temps était superbe, le soleil bien présent, une grande partie de la randonnée zigzaguait dans la forêt de Vouvant, ses dénivelés importants, ses descentes telles que j’en ai pris quelques unes à pied (sans parler des montées). Une bonne journée (difficile mais sèche) qui nous a permis de paser une bonne nuit à récupérer.

Le lendemain, départ pour les 80 km ! Le temps était toujours magnifique, soleil mais pas trop chaud, de quoi bien profiter. Départ de Chantonnay pour tout le monde, Cyrille avait retrouvé la forme, nous partons en dernier, et nous serons rejoints par Antoine Rachmuhl parti en retard, après quelques kilomètres de randonnée, d’autant plus que quelques bouchons nous ont retardé au début lors des passages des gués. Nous ferons un bout de chemin ensemble jusqu’au premier ravitaillement. Puis, juste après le ravitaillement, Jean-Michel, toujours en petite forme, va casser son dérailleur, c’est fini pour lui, il n’aura plus qu’à rejoindre d’abord La Réorthe pour le repas de midi, puis l’arrivée à Chantonnay en utilisant une navette prévue pour ce genre d’incidents. Ce qui est tout à fait étonnant, c’est de se retrouver tous les 5 avec Antoine, à la même table, au repas de midi, alors qu’il y a beaucoup de monde, que chacun d’entre nous est arrivé à un moment différent, et que l’espace de repas est vaste. Nous devrons attendre pour repartir que les compétiteurs soient eux-mêmes repartis, la course se faisant en deux étapes. Nous dûmes ainsi patienter après le repas jusque 2h45. Et, en ce qui me concerne, étant dans le petit groupe qui fermait la marche, j’ai fait une grande partie du trajet en compagnie des fermeurs de la rando qui m’ont accompagné quasiment jusqu’à l’arrivée, bien fatigué évidemment. Arriver tard nous condamnait à prendre une douche froide, car l’eau chaude avait été épuisée depuis longtemps.

 Une excellente organisation, des parcours extrêmement bien flêchés, environ 300 bénévoles mobilisés, font que la Vendée Verte est un modèle pour les organisateurs de randonnée. Mais c’est la compétition qui prime, la plupart des inscrits à la randonnée ont des mentalités de compétiteurs, les participants sont dans l’ensemble jeunes et ont envie de se défoncer. Cela ne correspond pas tout à fait à la pratique du VTT dans notre club, mais ceux qui marchent bien ont l’occasion dans cette randonnée de pouvoir se mesurer à de très bons VTTistes.

Gilbert

Gibert, Jean-Michel et Michel juste avant le départ.
Passage sous un pont : éclairage insolite de ce passage
bien vert comme la randonnée du même nom.
Gilbert, Cyrille, Antoine Rachmuhl et Jean-Michel lors
du repas de midi, le deuxième jour.
Cyrille à l'arrivée : on a pas tellement l'habitude
d'un podium à l'arrivée.
Michel sur un des passages très roulants de
cette randonnée : il n'y en a pas eu tellement que ça.
De nombreux étangs sillonnaient ce très joli parcours.