Morvan 2005
Sabine, dans le vert printanier du Morvan.
 
Escapade VTT du week-end de la Pentecôte au pays des galvachers
Les 14 et 15 mai 2005
De notre envoyé spécial : Jean_Michel POTIQUET
 
Un peu de culture d’abord pour répondre aux questions : mais qu’est-ce que les galvachers ? Et d’où sont-ils ?
Les galvachers, originaires du Morvan, accompagnaient les troncs d’arbres en flottage sur les cours d’eau depuis le Morvan jusqu’à Paris. Ce bois était essentiellement destiné au chauffage des habitations de la ville. Les galvachers naviguaient sur les troncs pour les amener à bon port. Métier donc dangereux et qui les emmenaient loin de chez eux.
C’est donc à Anost, aujourd’hui à environ 3h30 de Paris par la route, en plein cœur du Morvan, que Cyrille, l’initiateur et l’organisateur de ce week-end VTT, avait réservé un gîte en demi pension pour les 14 et 15 mai 2005 pour les cinq participants : Sabine, Cyrille, Michel, Bruno et, moi-même, Jean-Michel.
Le trajet aller en milieu d’après-midi du vendredi 13 mai, alternant, légère pluie, temps gris et soleil discret était annonciateur du temps des deux jours suivants.
À l’arrivée nous déposons nos bagages dans le gîte et nos VTT dans un local. Lorsque j’ai la malencontreuse idée de demander les clés, le propriétaire me regarde surpris : « Cela fait des années que cela fonctionne comme cela et il n’y a jamais eu de vol ici ! ». Il n’y a pas de clé : ni pour le gîte, ni pour le local des VTT. Résultat Bruno, tellement amoureux de son nouveau VTT, en profitera pour justifier de le monter dans le gîte pour la nuit, à côté de son lit.
Le VTT de Bruno
Cyrille et Bruno discutent du parcours
Après le regroupement des cinq participants et un dîner de qualité, comme par hasard au restaurant « La Galvache », nous investissons le gîte qui est suffisamment désert à cette époque, pour permettre l’isolement des ronfleurs et une partie déchaînée de « Uno ».
Le lendemain matin, Cyrille, le premier debout, sonne le réveil en faisant involontairement, mais bruyamment, exploser au gonflage la chambre à air de sa roue avant.
Après un petit déjeuner copieux, avec croissants s’il vous plait, et la confection de notre pique-nique, nous prenons, sous un temps gris et pluvieux, la direction du lac des Settons. Anost étant dans un creux, nous attaquons rapidement une première ascension dans les bois sur des chemins largement humides. Le ton de la matinée est donné : terrain accidenté, temps et chemins humides. Notre progression dans la forêt est guidée par le GPS qui s’avère bien utile à certains embranchements. La vue sur le lac des Settons, que nous espérons en haut de chaque montée, se dérobe tout au long de la matinée. Malgré le temps gris, les chemins sont superbes et nous aident à ne pas renoncer.
Après plus de 3h30 d’efforts, nous atteignons enfin le lac des Settons. Nous sommes trempés, frigorifiés, affamés et éprouvés. Nous tentons d’amadouer le seul tavernier du coin pour qu’il nous permette de déguster nos sandwichs au chaud dans son échoppe contre quelques cafés, mais du fond de la cuisine, sa mégère, l’inhumaine, lui ordonne de nous refouler. Nous « pique-niquons » donc au bord du lac, toujours par temps gris, frais et humide.
Nous reprenons la route à la recherche d’un café plus accueillant. Chemin faisant nous croisons un « pays » qui nous indique, que dans ce pays en voie de désertification, le plus proche cafetier est à Anost. Nous voilà bien avancés ! Heureusement le temps s’éclaircit et se réchauffe.
Au croisement d’une route allant directement sur Anost, Sabine, assez éprouvée, préfère rentrer par cette voie. Michel l’accompagne.
 
Le moral dans les chaussettes !
Nous continuons à trois dans ce superbe environnement que les apparitions du soleil viennent maintenant sublimer. Après une longue descente, plus que technique, dans laquelle nous croisons une formation de trois motos trial et d’un quad, nous débouchons sur le camping d’Anost où nous pouvons laver les VTT. Nous retrouvons ensuite Sabine et Michel revigorés. Après une bonne douche, une collation au café (enfin !) et une petite marche apéritive, nous dînons. Le repas est toujours aussi bien servi et aussi bon que la veille. Un restaurant à retenir.
Le groupe sous le soleil
Le moral retrouvé
Le lendemain matin, après une bonne nuit de récupération, nous partons sous un temps lumineux annonciateur de nombreuses apparitions du soleil. De même que la veille, nous vérifions la réputation du Morvan : tout en montées et descentes rugueuses.
Michel nous fait une petite frayeur, avec un petit soleil au passage d’une grosse branche en travers du chemin. Il est sonné quelques petites minutes, mais il y a plus de peur que de mal et nous poursuivons notre randonnée qui est, aujourd’hui, très agréable avec les fréquentes apparitions du soleil.
Après un pique-nique, bien plus détendu que celui d’hier, Michel pressé de regagner la région parisienne et Sabine prudente décident de retourner à Anost par la route. Ils y seront très rapidement, car nous sommes bien plus avancés dans notre randonnée que nous ne le soupçonnions. Il est vrai qu’aujourd’hui nous n’avons pas l’aide du GPS.
Le même scénario que la veille se répète : nous terminons à trois la randonnée dans des forêts rendues encore plus splendides par le soleil. Les sous-bois sont époustouflants de beauté.
Dernier pique-nique avant le retour :
meilleur qu'aux Settons
Sabine et Jean-Michel : Le Morvan est bien vert !!!
À part un égarement sur un chemin, encore indiqué sur la carte mais maintenant désaffecté, nous regagnons facilement Anost pour 14h. Après une bonne douche, permise par la gentillesse des loueurs qui nous ont laissé la disponibilité du gîte pour le début d’après-midi, et un petit coup de propre dans le gîte, nous démarrons pour La Celle St Cloud vers 15h.
Au revoir le Morvan.
Le retour routier, bien qu’avec un trafic dense par moment à l’approche de Paris, se fera sans réelle difficulté pour une arrivée à La Celle St Cloud vers 18h30.
 
En fin de compte, c’est un excellent week-end que nous avons passé, « top » dira Bruno, avec un très bon accueil, à l’exception, qui confirme la règle, du tavernier du bord du lac des Settons.
À renouveler, mais pas d’illusion sur le temps, si le Morvan est vert il y a une raison. D’ailleurs la précédente randonnée de 2001 dans le Morvan, aussi consultable sur notre site, le confirme. Mais, même avec cette légère tendance à l’humidité, le Morvan vaut la peine.
 
Enfin bravo à Cyrille pour ses choix : pour le lieu : Anost dans le Morvan, et pour le choix de la demi-pension.
Jean-Michel et Bruno sur le sentier légèrement humide
Bruno tentant de rester sur le chemin envers et contre tout