Traversée du Morvan
Georges, entre les falaises et les bords de la Cure
 
La traversée du Morvan : Chaud et Froid !
Plutôt froid dans les descentes, aux sommets des monts (Beuvray 810m, Haut-Folin 900m ), et aux pauses sandwiches du midi. Plutôt chaud dans les longues montées, dans les lieuxde couchage, et au cours des dîners au coin du feu ;mais aussi dans l’esprit des 3 VTTistes et des 2cyclistes. Merci à vous 5 pour cette traversée polaire, et à la prochaine fois.                                 Georges
Traversée du Morvan en VTT
 
Le 05/05/01. Autun-Glux en Glenne :
38,3 km. 12,1 km/h de moyenne. 1055 m de montée. 675 m de descente
 
Nous évitons d'emblée la rude montée sur les hauteurs d'Autun en faisant le contournement par la route. La 1 ère partie de chemin est gorgée d'eau et bien qu'elle soit en pente, nous avons un mal fou à avancer. Heureusement, la majeure partie du tracé suit des petites routes de campagne. Il nous faut maintenant monter au sommet du Mont Beuvray (807 m) qui se trouve dans les nuages. La montée est rude bien que nous la fassions par la route. La vue est presque nulle depuis le sommet. Nous pensions y retrouver George qui devait nous rejoindre depuis le gîte en VTT mais il en avait marre de nous attendre. La redescente par les chemins est bien sympa. Nous passons à coté d'un grand site archéologique gaulois. Plus de 150 chercheurs du monde entier font des fouilles et des études sur ce site. Après une longue montée par la route, nous rejoignons le gîte de Glux en Glenne. Il s'agit de l'ancienne école réaménagée en gîte et restaurant. Les propriétaires sont très sympas. Le repas à 86 Frs est très copieux et très bon aussi. Nous avions peur de ne pas avoir assez d'appétit pour tout manger. Il y a de l'ambiance car il y a aussi un groupe de motard et un autre de 4x4. Nous faisons rapidement quelques parties de UNO avant d'aller nous coucher.
Nuit dans des dortoirs de 4 lits. Nous repérons rapidement les 2 ronfleurs du groupe.
Le gîte du premier jour : Vieille Ecole
 
Le 06/05/01. Glux en Glenne- Chalet du Breuil :
66,8 km. 11,6 km/h. 1320m de montée. 1375m de descente.


Après un solide petit-déjeuner, et une vérification de nos vélos, nous partons pour notre 2 ème journée. Bien qu'il ai beaucoup plu pendant le nuit, il ne tombe plus d'eau. Par contre, il fait assez froid. Nous grimpons jusqu'au pied du Mont Folin (901 m). Il devait y avoir encore de la neige, il y a pas longtemps. Super descente par les chemins vers le chalet de La Croisette. Nous croisons plein de randonneurs qui participe à une grande organisation locale pour les marcheurs, les vététistes et les cavaliers. Le terrain est sacrément boueux par endroit. Après un passage de gué, passant outre un panneau signalant une zone de chasse, nous empreintons une ancienne voix de circulation, entièrement pierrée.
Dans le très mauvais chemin descendant vers Athez, nous croisons le groupe de 4x4 que nous avions vu au gîte la veille. Nous restons poli mais il semble bien que leur présence sur un GR soit interdite. Nous rejoignons Anost par la route, car nous pensons y retrouver George. La fatigue se fait lourdement sentir pour Michel et Guy. George n'étant pas là, nous nous achetons de quoi faire un sandwich et reprenons la route pour arriver rapidement au rendez-vous à La Chaise. Un copieux pique-nique nous y attend. Il nous redonne des forces pour reprendre la balade. Le chemin descend maintenant vers le lac des Settons. Nous longeons sa rive gauche. Le chemin est vraiment très boueux et ce n'est vraiment pas une partie de plaisir. Le chemin prend ensuite la direction du saut du Gouloux (cascade). Nous faisons une petite pause dans le village de Metz-Garnier où se trouve un petit musée et une fabrique de sabot. Devant le magasin se trouve le plus gros sabot du monde. Il ressemble à un petit bateau.
La cascade du Gouloux est beaucoup plus impressionnante en cette période que lorsque je l'avais vu en Août dernier.
Nous nous égarons un peu à l'approche du chalet du Breuil, les indications routière nous faisant passer par St Brisson. Nous retrouvons nos amis cyclotouristes qui, une fois de plus, sont arrivés avant nous. Après le lavage des vélos et les douches, le restaurateur de Dun les Places que j'avais contacté nous apporte le repas, très copieux et encore une fois très bon (crudités, pâté, rôti sauce aux champignons, gratin de pommes de terre, fromage et clafoutis). Nous sommes seuls dans ce grand gîte composé d'un grand dortoir. Les ronfleurs sont isolés dans un coin du dortoir.
 
Ci-dessus : Guy au bord du lac des Settons et Michel après la montée du Mont Folin.
 
Le 07/05/01. Chalet du Breuil- Bessy sur Cure :
74,6 km. 12,4 km/h. 1085m de montée. 1620m de descente


Réveil à 7h car la journée est prévue pour être longue. Le même restaurateur nous apporte le petit-déjeuner. Départ à 8h20. Pour éviter à froid une descente technique, nous prenons la route pour rejoindre le GR. De toutes façons, Michel et Guy souhaitent prendre en maximum des raccourcis. Il faut dire que le trajet d'aujourd'hui devrait faire plus de 75 km et que le terrain est toujours bien boueux. Le chemin entre Le Vieux Dun et la Chaume aux renards passe dans une belle forêt mais dans la descente, des pluies orageuses ont creusé si profondément le chemin qu'il est devenu trop étroit pour être pris en VTT. A Crottefou, nous prenons la route qui monte longuement avant de redescendre vers le lac du Crescent. Le chemin plonge ensuite dans la vallée de la Cure avant de remonter sur l'autre versant. A Cure, Michel et Guy, écœurés par les derniers kilomètres de boue, choisissent de rejoindre le point de rendez-vous avec George à Pierre Pertuis par la route. Je choisis quant à moi le prendre le GR qui longe la Cure. J'y étais passé en Août dernier et je savais que ce ne serait pas trop dur. J'y retrouve George qui était parti à notre rencontre. Nous retrouvons Michel et Guy attablés dans un restaurant assez chic. Le patron daigne nous servir un verre et une omelette malgré nos tenues boueuses. Nous finissons de manger avec les restes des pique-niques des jours précédents.
 
Ce n'est pas une rivière, mais bien le chemin ! Benoît, dans les champs de Colza.
 
Nous nous organisons pour l'après-midi, sachant que Guy ne souhaite plus rouler et qu'il veut visiter avec George, Vézelay, que ce dernier veut bien finir le trajet avec nous et que moi et Michel, qui connaissons déjà la basilique, souhaitons éviter d'avoir à monter cette fameuse grimpette. Nous nous retrouvons donc tous à Givry après avoir pris un appréciable raccourci par la route. Cela ne me gênait nullement car j'avais déjà fait la partie du GR en Août dernier. Le paysage devient maintenant très différent. Il n'y a plus de forêts, de vallées encaissées et de forts dénivelés. Place maintenant aux champs de Colza et d'orge, à la large vallée de la Cure et à des températures plus clémentes. Le chemin passe maintenant soit au fond de la vallée soit sur les hauteurs des méandres. Les points de vues sont superbes sur ces falaises truffées de grottes. En arrivant avant Arcy, nous nous arrêtons dans l'amusant petit village du Val St Marie. Les habitants n'y manquent pas d'humour avec les pancartes spéciales (attention traversée de chats, d'oies…). L'entrepreneur en bâtiment a créer devant chez lui un superbe village miniature, et une fontaine surmontée d'un manneken piss habilement transformé pour arroser gentiment tous ceux qui s'approcheront de trop près. Le gars nous explique qu'il avait fait cela pour amuser les gens de passages et que désormais les particularités de son village attirées aussi bien des chinois que des japonais.
A Arcy le GR qui longe la Cure est noyé par les inondations. Nous y passons qu'en même malgré les ….30 cm d'eau. Même si cela nous mouille les pieds, cela aura le mérite de laver les vélos. Nous arrivons au gîte de Bessy sur Cure où nous attendent les autres. Il nous explique qu'il y a eu une mauvaise compréhension au moment de la réservation. Seule une chambre est à 2 lits séparés, les autres sont des chambres avec des lits pour couple. Nous sommes fâchés car nous ne comprenons pas ce principe pour un gîte. Il ressemble plus à un hôtel (prix, propreté) qu'à un véritable gîte. De plus, il n'y a pas de commerces dans ce petit village. Nous restons tout de même à 4 dans ce gîte, tandis que Michel et Guy partent en voiture trouver 2 chambres pour eux dans un autre village. Des gens du coin nous donnent de bons conseils de restaurants pour le soir. Celui où nous allons à Vermenton est effectivement très bon et très bon marché. La randonnée n'est pas encore tout à fait finie mais nous tirons déjà un bilan très positif de cette traversée.
 
Le sentier est bien sur la droite !

Le 08/09/01. Bessy sur Cure-Champs sur Yonne :
25,4 km. 12 km/h. 470 m de montée. 485m de descente.


Le GR continue de suivre agréablement la Cure jusqu'à Accolay avant de changer de rive et d'attaquer 3 montées et descentes successives sur les hauteurs des méandres de l'Yonne, puisque qu'à Accolay, la Cure se jette dans l'Yonne. Les paysages de cette campagne sont superbes. Le terrain devient calcaire et les vignes des fameux cépages de Bourgogne apparaissent. Le temps devient beaucoup plus beau et chaud. Juste avant l'arrivée sur Champs sur Yonne, nous croisons nos 2 cyclotouristes. Nous faisons ensemble une dernière photo avant une bonne descente pour retrouver nos voitures devant la gare. Après le rangement de tout le matériel, nous pique-niquons tous ensemble dans un bar du village avant de prendre la route pour retourner sur Paris.

Benoît

Le Mannekenpis à Arcy/Cure
Promenade en vélo dans le Morvan.
 
Cela s’annonce mal. Dans le train qui nous conduit de Champs sur Yonne à Autun, une pluie diluvienne arrose le paysage. Heureusement que les wagons de la SNCF sont bien étanches. Mais à l’approche du terminus, l’intensité baisse. Quand nous nous mettons en route, c’est devenu un crachin qui mouille, mais qui s’arrêtera une heure plus tard. Et nous ne rencontrerons plus la pluie de toute notre équipée. Ce qui n’empêchera pas les nuages d’obscurcir le ciel en permanence (sauf le dernier jour où le soleil a pu faire son apparition), avec même un dimanche particulièrement froid pour la saison (5°C à l’arrivée au Gîte de Breuil).
Merci à Michel Guimier qui nous avait tracé un trajet que nous avons suivi scrupuleusement, qui nous a permis de découvrir des paysages de printemps superbes. C’est d’autant plus méritoire de sa part, qu’il a dû renoncer à faire la route avec nous pour cause de difficultés dentaires. Nous avons pu constater le soin qu’il prenait de nos qualités physiques en nous prévoyant systématiquement des débuts de parcours avec des côtes très importantes.
Nous avons rencontré beaucoup de bovins, apparemment en bonne santé. Ils ont dû être éduqués pour s’intéresser aux cyclistes. Car, manifestement, nous les intéressions. Certains, les plus jeunes, accouraient au galop pour nous observer de plus près. Mais plus encore que de bovins, nous avons rencontré des dizaines de limaces, qui prenaient notre route pour un limaçodrôme n’hésitant pas à se précipiter sous nos pneus meurtriers. L’expérience montre que la limace est si molle, qu’on ne la sent pas quand on roule dessus. Nous avons traversé Château Chinon, où il est difficile de ne pas y rencontrer l’effigie de François Mitterrand, nous avons longé le lac des Settons le dimanche, où nous aurions dû trouver une foule de touristes, mais qui était pratiquement vide, un ou deux couples de promeneurs, quasiment aucune voiture sur les routes principales, un parcours de presque rêve pour un cyclotouriste.

Le froid, la brume et le temps archi couvert avaient rebuté les bonnes volontés. Nous avons fait le pèlerinage de Vézelay, en s’arrêtant pour baver devant la carte de Marc Meneau qui tient l’hôtel-restaurant de l’Espérance, au pied de la butte de Vézelay, avant d’acheter son pique nique rudimentaire dans les rares magasins de nourriture subsistant encore à Vézelay, 40 fois moins cher.

Malgré le parcours toujours en montées et descentes, pas un col à se mettre sous les pédales. Mais, à moins de 10 kilomètres de notre point d’arrivée final à Champs, le quatrième jour, alors que nous pédalions tranquillement le long de l’Yonne à 100 mètres au dessus du niveau de la mer, un panneau nous provoque avec une flèche désignant : col du Crémant. Nous n’avons pas résisté, avons pris la direction du col, sur une route gravillonnée avec une pente terrible, de 10 et 17 %. Au sommet, une pancarte : “ col du Crémant, 206 mètres ”. Et pas d’appareil photo pour immortaliser l’exploit. Mais on a eu des témoins, car, 2 à 300 mètres plus loin nous rencontrions le groupe des VTTistes, et cette rencontre fut, elle, photographiée par Michel, bien équipé, lui, d’un appareil.
 
 
Ce compte rendu ne sera pas plus complet, car il risquerait alors d’engendrer des regrets éternels aux membres du club qui n’ont pas voulu participer à la promenade.

Gilbert