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Cette randonnée réunissait les membres du CoDep78 désireux de
rendre un hommage typiquement cyclo à Michel Guimier qui a
marqué de son empreinte le cyclotourisme en Ile de France.
Partis de La Celle Saint Cloud, sa ville de résidence, nous
rallierons Saint Hilaire de Riez, en Vendée, la ville où il
désirait se retirer. Bien que ne pouvant nous accompagner,
Jean-Claude Massé, président de la LIF, avait tenu à être
présent au départ de cette randonnée pour encore une fois
souligner le rôle important que Michel a tenu dans nos
instances.

- Le groupe, avant le départ.
A peine descendus des hauteurs de La Celle Saint
Cloud, notre route passe devant le château de Versailles où
Georges Mercier nous attend pour faire quelques kilomètres en
notre compagnie. Le Soleil, patronyme accolé au nom du roi qui a
entrepris la construction de ce chef d’œuvre, est déjà chaud.
Cette température estivale, pour ne pas dire caniculaire, sera
notre compagne de route pour ces premiers jours de voyage.
Quelques ondulations plus loin, revoici le
souvenir de ce roi, aux prises avec quelques esprits libres
ayant trouvé refuge dans le vallon de Port Royal des Champs. La
descente des célèbres 17 tournants nous conduit directement à
Dampierre, premier site BCN/BPF du parcours. Après avoir
traversé le bucolique site des Bouillons de Cernay, Rambouillet
est rapidement atteinte. Cette ville, pas triste du tout, a
plutôt été marquée par des épisodes sombres de notre histoire.
Elle a en effet vu trépasser François 1er
puis passer Marie Louise et le roi de Rome, puis Napoléon et
Charles X tous en route vers l’exil. Quant à nous, continuons
sans tarder notre route vers une destination librement choisie.
Pour la dernière fois, le roi Soleil croisera
notre route à Maintenon. Un aqueduc, jamais achevé, devait
acheminé les eaux de l’Eure jusqu’aux jardins du parc de
Versailles et le château de la ville a été offert par le roi
vieillissant à Françoise d’Aubigné, Madame de Maintenon, sa
dernière épouse.

En contournant Chartres et sa superbe cathédrale
dont les flèches sont visibles de fort loin dans ce paysage au
relief peu marqué, nous traversons de nombreux champs de blé,
d’un beau vert tendre, en cette fin de printemps, contrastant
avec le vert plus foncé des bouquets d’arbres. Ces champs,
témoins du travail des hommes, sont encore la promesse de belles
récoltes. Quelques semaines plus tard, après les moissons, ces
grandes étendues où il ne reste que les chaumes, semblent
inutiles, sans vie, en attendant le prochain printemps.
Quelques litres de sueur plus loin, La Ferté
Bernard sera atteinte. Le dîner nous permettra de refaire les
niveaux, tant solide que liquide. C’était un besoin impérieux
pour tout le monde après ce premier jour de chaleur a laquelle
les corps ne sont pas encore habitués. Nous n’irons nous coucher
qu’après une visite pédestre de la ville. La porte médiévale
Sain Julien et l’église de style flamboyant offrent un contraste
intéressant.
Contournant par le Nord et l’Ouest
l’agglomération du Mans, nous traversons Ballon où nous aurons
quelques difficultés pour seulement apercevoir le donjon. Les
poulaillers sont nombreux dans la région de Loué, mais point de
volatiles en liberté. Pub mensongère ou capacités d’observation
inadaptées...

- Pique-nique à l'ombre
Repas rafraîchissant, au bord de l’eau, près du
pont d’Asnières s/Vesgres, avant d’atteindre trop tôt, bien
avant l’heure des vêpres, Solesmes dont l’austère abbaye,
baignée par les eaux paresseuses de la Sarthe, ne résonnait pas
encore des chants grégoriens qui ont fait sa réputation.
-
Malicorne et Durtal constituent des points de
passage intéressants (ces deux villes sont en effet classées BCN/BPF)
tout au long d’un parcours de liaison vers le Baugeois où les
clochers des églises se tordent et se penchent pour mieux nous
voir passer. Après être passés au pied de l’imposant château de
Brissac, notre route longe le cours du Layon, non pas au fond de
la vallée mais à flanc de coteaux. Autant dire que les vues sur
le vignoble sont particulièrement pittoresques mais aussi que
nous devons jouer du dérailleur et faire preuve d’une énergie
sans faille
Un des fameux clochers vrillés
Le groupe
- Le cours de la Loire est atteint sans coup férir.
Mais là encore les difficultés continuent dès que la route
s’éloigne quelque peu du lit du fleuve. Le breuvage local, goûté
avec modération, arrosera notre repas et redonnera des forces au
groupe.
Cette énergie supplémentaire sera la bienvenue car le profil de
l’étape jusqu’à Clisson se révélera relativement bossu, surtout
dans la région de Champtoceaux. Tout au long de ces montagnes
russes, les vues sur la Loire sont agréables et les villages
d’intérêt nombreux.
Après La Varenne, la route s’infléchit vers le
Sud pour éviter l’agglomération nantaise. Ce faisant, nous
traversons le vignoble du Muscadet dont Vallet est la capitale.
Clisson marque un changement notable dans le
profil du terrain. Le relief devient à peine ondulé avant de
devenir parfaitement plat à partir du lac de Grand Lieu dont
l’accès est sévèrement réglementé. La longue ligne droite qui
nous conduit de Machecoul à Bouin traverse les marais vendéens.
Hérons, poules d’eau et autres espèces d’oiseaux aquatiques y
sont nombreux. Si nous ne les voyons pas, nous les entendons
accompagner nos efforts pour lutter contre le modéré vent marin
tandis que le clocher de l’église de Bouin semble reculer à
chaque tour de roue.

Le passage du Gois.
Le château de Bonnétable
Bientôt la passage du Gois s’ouvrira devant
nous. Ce moment était attendu avec impatience par tous. Dans
l’île, les pistes cyclables, nombreuses et en site propre,
permettent de rouler en toute sécurité hors du flux automobile,
intense en ce dimanche d’Ascension. Dernier pointage de site BCN/BPF
à Noirmoutier en l’île, dernier pique-nique et nous voilà
repartis vers Saint Hilaire de Riez, avec Annie Guimier venue
nous rejoindre.

- Annie et le groupe, au
retour de Noirmoutier
Elle effectuera, en vélo avec nous les 50
derniers kilomètres. Une fois passé le pont de Noirmoutier, nous
suivons, autant que faire se peut, la côte. Un crochet par la
plage des Demoiselles à Saint Jean de Monts, où la saison
estivale semble déjà commencée, un jeu de pistes cyclables,
souvent couvertes d’une fine couche de sable, la traversée de la
forêt de pins fixant les dunes de sable et nous voilà arrivés a
Sion s/l’Océan. Moins d’un kilomètre plus loin, Annie nous
accueille chez elle.
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Une brève cérémonie,
émouvante, pendant laquelle nous plantons un rhododendron,
termine cette randonnée que nous avions entreprise pour rendre
hommage à Michel. Salut cyclo, salut l’ami.
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Jean-Philippe STEPHAN
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Secrétaire du CODEP 78
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